Menu

Rencontre avec le collectif NVNA

INTER/VIEW

Rencontre avec le collectif NVNA

Categories

Rencontre avec le collectif NVNA

thumbnail_nvna-astropolis

NVNA est un collectif rennais émergent ces derniers temps, présent sur divers évenements majeurs en Bretagne tel que le festival Astropolis où ils ont, le temps d’une après midi pris possésion d’un lavoir pour le transformer en véritable laboratoire de curiosités visuelles comme sonores. Crée en 2013, le crew se veut multi-plateforme, et regroupe des artistes qui ont en commun la passion de la création sur divers supports. En effet, NVNA joue sur plusieurs tableaux à la fois, que ce soit la musique, la production web, le design… Ce sont au total pas loin d’une vingtaine d’artistes qui bossent sur la transversalité de la création. Un projet riche, dynamique et qui ne cesse de nous surprendre.

Rencontre avec Vincent Martin, fondateur du collectif.

Salut Vincent, peux tu en quelques lignes te présenter ainsi que la motivation derrière ce projet?

 

Salut, moi c’est Opasse Kaiser, fondateur du crew NVNA .  Ça fait 4-5 ans que je zone sur ableton et 3 ans que je mixe. A la base je viens de la scène black métal rennaise, que je salue d’ailleurs et tout particulièrement le label [Impious Desecration Records]. Ensuite j’ai fais partie d’une asso plus teuf, Dkdence avant de créer NVNA. A la base c’était des soirées un mercredi sur deux dans un bar rennais bien connu l’Aeternam ( d’ailleurs sans qui on aurait jamais vu le jour ). On en a fait quelques-unes et a force d’avoir de plus en plus de gens dans l’asso et surtout des producteurs on s’est dit pourquoi pas faire un vrai collectif avec une partie label. C’est un projet que je murissais déjà depuis l’époque black métal, notre leitmotiv c’est d’essayer de créer quelque chose ( toute proportion gardée ) d’unique, ou du moins de ne pas tomber dans un certain confort artistique. Ca part aussi du constat qu’il y a beaucoup d’assos techno à Rennes, certaines font de grosses soirées techno et le font très bien ( je pense à Midweek, Silent Kraft, Texture ) alors pourquoi se fatiguer à vouloir faire la même chose? Ce postulat est vraiment très important pour nous, la volonté d’expérimenter autant au niveau musical que sur les formats des évènements ou sur l’organisation interne de l’asso.

 

Pourquoi ce nom NVNA?

 

Ahah ça c’est secret, on va peut être s’amuser à mettre des indices dans nos prochains évènements on verra.

 

thumbnail_nvna-astropolis-3

 

Vous êtes quasiment une vingtaine d’artistes au total dans votre crew, ce n’est pas un peu compliqué des fois de mettre tout le monde d’accord?

 

Ce n’est pas tout le temps évident mais en général ça se passe bien. Il y a quand même un noyau qui prend les décisions de la vie de tous les jours, pour celle plus éthique on essaye de faire ça de façon horizontale. On ne se voit pas vraiment comme un label ou des organisateurs de soirée mais plus comme un collectif où l’on tente de créer une identité propre. Du coup l’avis de tout le monde est important, ce n’est pas toujours facile mais beaucoup plus enrichissant. On est un peu une espèce de secte d’anarcho techno.

 

J’ai cru comprendre que vous porter un intérêt important quand aux passerels des différents ‘corps de métier’ présent dans votre collectif, pourquoi avoir fait ce choix de vous déployer sur divers plateforme / suppots?

 

On n’a pas vraiment réfléchi à ça, ça s’est imposé naturellement à nous. Dans l’équipe on a des gens qui en plus de faire du son ont aussi des pratiques picturales ( comme FZR ou Bazarambulant ), ou en webdesign ( Moultes Productions ) dont le travail graphique sur la création de notre site fait partie intégrante du projet NVNA. Pour nous la musique est un médium mais l’esthétique que l’on veut créer doit aussi passer par d’autres médiums, ainsi les pochettes des sorties sont uniquement crées par des membres de l’association. Ça permet aussi comme dans le cadre d’expositions ( les Cadavres Exquis ) de proposer des genres musicaux où le contexte d’une soirée ne permet pas vraiment de la faire.
thumbnail_nvna-astropolis-2

 

Vous comptez vous associer avec d’autres collectifs ? Si oui, lesquels ?

 

Oui on compte travailler avec d’autres collectifs comme nous l’avons toujours fait. Dès nos premières dates à l’Aeternam on avait l’habitude d’inviter à chaque fois deux artistes d’autres associations, ou carrément une association entière. C’est vraiment quelque chose d’important pour nous, ne pas rester dans son coin mais partager des connaissances, points de vues etc.. C’est aussi dans cette idée qu’on a proposé à des producteurs que l’on connaît ( H.Mess, Offworldcolonies ou Julien de Casthillo pour ne citer qu’eux ) de remixer notre compile. Il y a notre projet de chill out qui va aussi dans ce sens, on tient à cette idée d’apporter dans des évènements techno un espace ou le public peut se confronter à des styles musicaux qu’il n’a pas forcément l’occasion d’écouter. Ainsi que de mettre en place des ateliers de musique électronique que les gens puissent voir comment un synthé marche ou avoir des bases en sound design. On a deux trois projets en tête dont une invitation par le Bateau Louche sur un de leurs prochains évènements,  une date possible aux ateliers de Bitche à Nantes avec les copains de Casino Cauchemar, et notre revanche pour l’évènement 32 Ampères qui a été avorté l’année dernière.

 

Tu peux nous en dire  plus sur votre label. Quelles sont les sorties de prévues ?

 

Pour la partie label on a deux gros projets que l’on a lancés. D’un côté il y a la série Hapax inauguré par Rohr Sha et moi-même. L’idée c’est de faire des splits entre deux artistes de NVNA et qu’ils essaient de créer quelque chose de cohérent. Ce projet nous tient à coeur,  venant du métal extrême ainsi que Rohr Sha on voulait mettre en place cette pratique assez courante dans ces milieux là mais moins présente en techno. Le prochain Hapax ce sera au tour de Basaltes et MNSTL qui sont aussi réunis sous  le nom de Parhelic Shell. Il y a aussi le projet Quanta lancé avec Bazarambulant, là c’est des sorties assez classiques d’EP, la prochaine ce sera au tour de Dorian Moist de nous sortir des tracks. On compte aussi faire une nouvelle compile au cours de l’année avec pourquoi une autre compilation de remix.
Vous avez participé à l’édition 2016 d’Astropolis, vous allez participer à l’édition du festival rennais Maintenant prochainement, le ciel semble claimant pour vous. Quels serait les prochaines collaborations que l’on pourrait vous souhaiter?

 

Ouais ça a pas mal bougé depuis la fin d’année scolaire. Niveau collaboration on aimerait bien faire quelque chose avec Ritual Process c’est un label dont on respecte beaucoup le travail. il y a aussi surement un dont je parlais avec le Bateau Louche qui sont vraiment de bons potes et avec qui on a déjà organisé des soirées. On aimerait aussi se produire dans des soirées en format plus techno comme avec Silent Kraft par exemple, et pourquoi ne pas réitérer notre espace au lavoir de la rue Conseil avec Astropolis ou aux côtés de Texture. On va aussi s’associer à une maison de quartier pour montrer à des petits bouts qu’est ce c’est qu’un oscillateur, le faire une sieste musicale toute smooth. On a tous vraiment hâte de gaffer ce projet ça va être tellement enrichissant personnellement et pour l’asso.

 

Peux tu nous donner 3 mots pour définir NVNA?

 

Sombre, protéiforme, ésotérique.

 

Un ou plusieurs morceaux représentatifs de l’esprit NVNA?

 

Pour ça on va te donner un morceau  par artiste nvna:

 

C’est quoi la suite pour ton crew?

 

Continuer à faire la musique qu’on aime et sortir des trucs, ne pas tomber dans la facilité et toujours tenter de nouvelles choses pour ne pas se scléroser. Organiser des évènements qui changent du format habituel. Après c’est comme en son il est dur de totalement innover, quand tu creuses souvent il y a déjà des gens qui ont eu la même idée que toi, mais c’est important de continuer à essayer de défricher. On a des envies de soirée avec des formats qui changent plus secret et avec une toute petite jauge, mais ça ce sera seulement pour les curieux…On aimerait s’exporter hors de Rennes aussi, on adore cette ville c’est notre QG mais c’est un petit village. Enfin bref dans tous les cas continuer à faire ce qu’on aime en restant vrai et simple.

 

lien NVNA :
Mots-clés : ,
Mouvement Planant
Share